mercredi 13 juin 2012
mardi 12 juin 2012
Mayotte, J9: En tournée avec un véto!
Si je suis parti avec Christian,vétérinaire rencontré au cours de l'histoire des makis, c'est pour voir les éleveurs de bovins. Mais c'est aussi pour voir que tous les bouviers sont des anjouanais sans-papiers!
Tenez, pour l'anecdote: il y a quelques années, les pécheurs, tous sans-papiers, ont été expulsés! Il n'y avait plus de poissons sur les marchés! Il a fallu que les clandestins soient régularisés!
Mayotte, J8: On reprend les clandestins...
Ce matin, direction le tribunal administratif. Quelques affaires de sans-papiers passent en référé. Des personnes attrapées sur des kwassa-kwassas ce w-e. Visio-conférence avec la Réunion, où se trouve le président du tribunal. Très intéressant d'écouter les joutes entre avocat et représentante de la préfecture. Des histoires poignantes. Révoltantes à souhait. Trois cas. Parmi eux un enfant de dix ans qui va retourner au CRA... intolérable. Ali, un père de famille va s'en sortir car ces cinq jours sont passés. Je l'ai suivi dans son village où il retrouve ses enfants (nés ici). Sa femme est en métropole, avec une petite fille malide (et condamnée...). Et on ne lui donne pas un document pour la rejoindre. Sa fille de 11 ans est désespérée. Elle n'a pas vu sa maman depuis 4 ans. Je m'engage à emmener les photos au MAns, où elle habite.
lundi 11 juin 2012
samedi 9 juin 2012
Mayotte, J6: Histoire de makis
Pour changer des clandestins, de la misère, un reportage de transition... (Juste un mot, avant, sur la suite de l'histoire des deux enfants dont la maman a été expulsé jeudi. 24 heures après son arrivée à Anjouan, Comores, elle a repris un bateau avec d'autres. Mais il a été intercepté. Et la maman arrêtée.. elle passera au tribunal lundi matin. j'y serai.)
Donc... les makis. Ce sont des lémuriens. J'avais trouvé une histoire avant de venir ici. Ce reportage sera publié dans plusieurs magazines. En avant-première, quelques images!! Et le résumé:
L’îlot M’Bouzi se situe dans le lagon de Mayotte, entre Grande Terre et Petite Terre, et n’est donc accessible qu’en bateau. Cet îlot est dépourvu de source d’eau, ce qui n’a pas empêché une population de 20 à 30 lémuriens de vivre sur place avant 1997, année d’installation de « Terre d’Asile ». Cette association s’est chargée de recueillir les makis malades ou en danger sur les terres et de les soigner sur l’îlot. Opération si bien réussie que ces derniers se sont reproduits, jusqu’à atteindre plus de 700 individus recensés à l’heure actuelle... Mais l'association a dû cesser son activité. Bref, il a été question de les euthanasier, de les donner à des zoos. Plusieurs théories existent sur les décisions à prendre... Il y a même eu un empoisonnement collectif d'une cinquantaine de bêtes! Bon... pour l'histoire, il faudra attendre! En tout cas, je me suis rendu sur l'îlot avec une autre association chargée de stériliser les femelles, de nourrir les makis et de comptabiliser le plus exactement possible les individus...
Demain, plage, picnic...
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